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16 juin 2008

Le sud de la Thaïlande... le paradis

Voilà deux semaines que nous sommes dans le sud de la Thaïlande. Notre séjour tirant à sa fin, il est temps de raconter nos aventures. Après Bangkok, nous avons filé vers Railey beach, plus précisément la plage de Tonsai, pour rejoindre Jean-Hugues (le cousin de Jean-Philippe) et Karine, sa blonde. Initialement, nous avions prévu de ne rester que 5 jours avec eux, mais la fatigue du trek, celle du transport et la plage paradisiaque sur laquelle on a atterri, ont eu raison de nous. Nous sommes restés plus d’une semaine!! En plus de l’atmosphère détendue, du décor paradisiaque (on le répète, mais c’est pour faire comprendre que c’est vrai) il était possible d’y vivre à 2 pour 40$ par jour en incluant des shakes et des lassis aux fruits, des plats Thaïs excellents et bien sur, une petite bière de coucher de soleil. Les produits étaient tellement frais qu’une fois Karine à du attendre que la Thaï sorte de la forêt avec une papaye avant de lui servir sa salade. Au programme à cet endroit : baignade dans l’eau bleu turquoise, escalade, kayak, plongée avec masque et tuba. Nous sommes allés voir les îles de Koh Phi Phi Don et de Koh Phi Phi Lee (à prononcer ko pipi done et ko pipi lé), dont maya beach, qui est la plage où le film ซ la plage ป a été tourné. Conclusion c’est une très belle plage mais avec beaucoup trop de bateaux de touristes et il n’y a pas de champs de pot quand on s’enfonce dans l’île. On était déçu :p
Pendant nos baignades avec masque et tuba, nous avons pu admirer pleins de poissons multicolores, entre autre des poissons clowns qui jouaient dans une anémone (on a retrouvé Némo!). C’était vraiment fantastique de nager avec eux, personnellement, (Mathilde) j’avais l’impression d’être dans un aquarium. A un moment, certaines personnes ont eu des bouts de pains dans la main et les poissons sont tous venus jusque sur les doigts pour ne pas en perdre une miette. Les poissons me tournaient autour à 10cm, c’était trop cool!

À proximité de Tonsai, à Ao Nang plus précisément, nous avons pu expérimenter pour la première fois la conduite à gauche quand nous nous sommes loués une petite moto 125cc. Pas trop mal, il faut faire attentions aux intersections mais somme toute, si on reste concentré, il n’y a pas de problème. La conduite est relax là-bas. Il faut comprendre que ces petites motos ont comme un passe-droit sur les règlements routier et que la grande majorité des gens ne portent même pas de casques. Cette petite zezette nous a permis de s’enfoncer un peu plus loin dans les contrées et voir le style de vie un peu plus local des Thaïs. Évidemment, je me répèterai encore si je disais que les paysages étaient superbes avec les falaises de calcaires typique des paysages Thaïlandais, mais je me répète quand même :-)

Après Tonsai, nous sommes remontés un peu au nord, mais pas trop quand même, sur l’île de Koh Tao dans la mer de Chine. Pour y arriver, nous avons pris un bateau de nuit. À l’achat de nos billets, on regarde nos couchettes assignées : 3 et 4. On se dit que tout ira bien, on aura de la place pour bien dormir. Vers 22h, nous montons dans le bateau et là surprise, les lits sont minuscules (la taille de la couchette fait à peu près une petite moi allongée sur le dos) et il y a une personne dans la couchette 2 et une dans la 5. Jean-Philippe décide d’aller demander si on peut changer de lit pour avoir plus de place… Réponse négative, toutes les places (71) sont vendues (oups!) Tant bien que mal, nous trouvons une position où chacun est confortable (un sur le ventre, l’autre sur le côté) et nous nous endormons bercés par le poutpout du bateau. Quelques heures plus tard, nous sommes réveillés par un orage. Jean-Philippe reste alors les yeux ouverts pour un bon moment, la houle l’empêchant de dormir. Et moi au première loge, je reçois quelques embruns et de la pluie bien que protégée par une serviette. Finalement, la tempête a passée et on a pu se rendormir un gros deux heures. Nous sommes arrivés à bon port avec 30 minutes d’avance, soit à 6h30. Sachant que nous sommes partis à 23h, ça fait une courte nuit de sommeil!

Une fois débarrassé de nos sacs à dos, nous avons magasiné notre certificat de plongée en bouteille. Avant midi, le jour de notre arrivée à Koh Tao, nous avons trouvé notre bonheur et nous commencions l’après-midi à 14h avec un vidéo. Le soir on était tellement fatigué qu’on s’est endormi à 21h30!

En 4 jours du programme PADI Open Water Diver, nous avons appris la théorie, passé avec succès les examens écrits et pratiques et plongé 5 fois. Nous sommes maintenant certifiés, nous pouvons plonger jusqu’à 18m sans instructeur. C’est encore plus l’fun de faire de la plongée en bouteille que juste avec un tuba. On a vu des barracudas, des raies, des murènes et plein d’autres poissons… C’est vraiment un autre monde. J’ai hâte de recommencer et aller voir les merveilles qui se trouvent au fond de l’eau (peut-être en Australie ou en Polynésie). Nous avons donc tous les deux en ce moment le coeur petit dans la poitrine, triste de quitter ces petits paradis pour le bruit des grandes villes… Mais bon, nous sommes optimistes : le Cambodge saura nous charmer sous d’autres formes.

15 juin 2008

Histoire de petites bêtes!

(PS on en profite pour plugger d autres belles images :) ) Dans le sud, pour faire encore plus vacances, nous avons logé dans des bungalows. Mais qui dit bungalow, dit de l’aération naturelle entre les planches de bois du plancher ou entre les murs et le toit. De là peuvent entrer tout un tas de bibittes…
Une nuit, (Mathilde) je me lève pour aller faire pipi. Comme il n’y a d’électricité dans la chambre qu’entre 18h et 2h et qu’il est passé 2h, je m’éclaire à la lampe frontale pour trouver mon chemin. Une fois dans la salle de bain, j’aperçois sur le sol une tâche noire grosse comme mon ongle de pouce… qui bouge en plus. Je me penche pour voir de plus près ce que c’est : beuh une coquerelle! Prenant mon courage à deux mains, je prends la bouteille de shampoing et je lui lâche dessus. Problème résolu, elle bouge encore mais au moins elle est coincée sous la bouteille! Bien qu’au milieu du passage, personne n’a touché à la bouteille jusqu’au lendemain après-midi. Finalement Jean-Philippe, en sauveur de ses dames, a fait le ménage et a constaté que la coquerelle était bien morte!!

En beaucoup plus sympathique, nous nous sommes réveillés un matin en étant observé par un petit lézard. Il était accroché en haut de la moustiquaire qui entouré notre lit. Je me demande comment il a fait pour arriver là!

Après Tonsai et les coquerelles, Koh Tao et les araignées. Un soir en rentrant dans notre bungalow, je vais pour allumer la lumière et j’entraperçois un gros quelque chose de noir qui court sur le mur et qui se cache dans les vêtements. Je sursaute, faisant aussi sursauter Jean-Philippe. Je lui dis que j’ai vu quelque chose et que c’est dans les vêtements. Je secoue un peu les sacs pour faire sortir la grosse bête et là horreur, une araignée de la taille de la paume de ma main sors et cours se réfugier derrière le miroir. Pour essayer de la tuer, je bouge le miroir pour la faire sortir. Elle se réfugie alors derrière la porte de la salle de bain. De cet angle, nous avons pu observer que l’araignée possède 2 horribles crocs noirs d’environ un demi-centimètre. JiPi étant arachnophobe, et j’ai horreur des bêtes en tout genre, nous voilà bien parti pour passer une bonne nuit! (Mathilde) Je prends mon courage à deux mains, je mets mes chaussures de marche pour éviter de me faire piquer les pieds au cas où, je prends une chaussure-munition et je rentre dans la salle de bain. A ce moment j’entends Jean-Philippe qui me dit "il y a un Thaï dehors, je vais lui demander si cette araignée est dangereuse". Je reste alors planter au milieu de la salle de bain en attendant la suite. Jean-Philippe, de son côté, essaie d’expliquer au thaïlandais qui ne parle pas anglais qu’il y a une araignée dans notre bungalow et essaie de savoir si elle est venimeuse ou non. Arrive un deuxième thaïlandais qui comprend à peine mieux l’anglais! Gentiment, ils décident de suivre Jean-Philippe et de comprendre pourquoi ce touriste s’agite autant! Après avoir montré l’araignée derrière la porte, ils comprennent et le plus jeune essaie de l’attraper avec sa main sans succès. L’araignée se met à courir partout sur les murs, le thaïlandais décide de fermer la porte. Et je suis toujours au milieu de la salle de bain, pas très rassurée et mal à l’aise de gêner. Finalement, l’araignée se cache derrière la cuvette des toilettes, mais une patte dépasse. Le Thaïlandais essaie de la tirer par la patte mais celle-ci lui reste dans les mains (heuuurk). Dernière course désespérée de l’araignée sur le mur et son histoire finit écrasée par la main nue du Thaïlandais! Vlan! (et un sursaut de ma part!) Ce dernier l’a gentiment sortie dehors, dans le creux de sa main. On a essayé de savoir si elle était dangereuse après coup, mais les deux thaïlandais ont rien compris à nos questions (on suppose que non, puisqu’elle a été écrasée à main nue). Par contre ils avaient l’air de bien rire de nous! Notre histoire a du faire rire plus d’un thaïlandais ce soir-là!

2 juin 2008

L’Asie moderne

Et voilà, c’est fait nous avons quitté le Népal en direction de la Thaïlande. On ne peut pas dire que notre dernière journée à Katmandou ait été de tout repos! Nous avons faillit manquer notre avions car des écoliers bloquaient les rues de la capitale. Raison de ce blocus, il semble que l’insuffisance de cahier d’école ait poussé les élèves à la révolte. Il faut comprendre que tout ne va pas comme sur des roulettes au sein du gouvernement, et l’Inde, aux dernières nouvelles, venait de couper l’approvisionnement en pétrole. Nous avons vu une file qui devait faire entre 500m et 1 km de long devant une minuscule station service qui ouvrait à 17h (il n’était alors que 11h).

Finalement, nous sommes arrivés à temps pour le vol et nous avons atterris dans une Asie beaucoup plus moderne : aéroport immense, autoroute, gratte-ciel, etc. Nous sommes arrivés de nuit dans ce qu’on appel le quartier des « back packers ». Un peu déçu de voir McDonald, Burger King, bar avec musique hard rock… Le lendemain, nous sommes allés voir le site le plus touristique de la ville : le grand palais. C’était magnifique! Des pagodes avec des toits de toutes les couleurs, des temples en tout genre, vraiment très très beau. Il y avait également des statues de gardes à l’allure méchante pour effrayer les mauvais esprits et assurer la sérénité des lieux. Le clou de la visite a été le temple du bouddha d’émeraude. Dans une grande pagode, en plein centre au sommet d’un pilier se trouvait un petit bouddha taillé dans une pierre d’émeraude, supposément taillé d’une seule pièce. Petit bouddha qui faisait tout de même 50cm de haut! Nous avons profité de la sérénité du lieu, pour s’assoir et observer les gens qui venaient prier devant Bouddha.
A côté du grand palais, nous avons pu admirer un autre bouddha. Beaucoup plus grand celui-là : 46m de long et 15m de haut, entièrement recouvert d’or. Impressionnant comme statue!


Ce qui nous a surpris le plus à Bangkok, mis à part ces merveilles, est le fait qu’il est difficile de se faire comprendre en anglais. Autant au Népal, les gens étaient quasiment bilingues, autant ici, ce n’est vraiment pas évident de se faire comprendre, même des chauffeurs de taxi ou des employés de l’information touristique. Conséquence surement de l’absence de colonisation dans l’histoire du pays. Nous avons tout de même mangé tous nos repas dans la rue. Il y a plein de marchands ambulants qui vendent des repas complets pour environ 75 sous. Il suffit juste de pointer le genre de viande qu’on veut ou le genre de pâtes qu’on veut et le tour est joué. Le plus cocasse est que les Thaïlandais mangent très épicé. Lors d’un de nos essais très local, nous avons reçu une assiette de riz avec légumes… et piments rouges cachés sous le riz et les légumes. Jean-Philippe a croqué un jalapeno complet sans faire attention et il s’est mis à suer instantanément de tous les pores de sa peau, à pleurer et à avoir le nez qui coule. Ça n’avait pas l’air drôle, il a confirmé ensuite que ce n’était vraiment pas l’fun. Comme j’avais un plat sans piment, on a échangé et il a pu finir de manger. L’avantage de manger épicé, c’est qu’après on ne sent plus la chaleur étouffante de Bangkok!!

Autre exemple du fait que les Thaïlandais ne parlent pas anglais. Nous avons voulu prendre le bus pour revenir vers le centre ville. Nous avons réussi à savoir tant bien que mal quel bus prendre, mais les indications pour aller à l’arrêt de bus étaient plus que succinctes! En chemin nous avons du redemander, mais personne ne nous comprenait! J’ai pris le guide touristique que nous avions et j’ai utilisé le lexique à la fin pour me faire comprendre. C’était un peu « petit nègre » comme façon de parler : « bus 5. 1. 1. ? » Mais ça a marché et nous avons expérimenté les bus locaux : pas de composteurs de ticket, tout le monde rentre et paye à la vendeuse de ticket quand celle-ci passe à côté. Le prix est en fonction de la distance parcourue!! C’était sympa comme expérience. Prochaine aventure, le sud de la Thaïlande avec ses plages et ses îles paradisiaques...