10 septembre 2010

Deux capitales: Delhi et Katmandou


Delhi
Notre séjour en Inde a commencé et s’est terminé par la grande métropole qu’est Delhi. Truffée d’attractions, on peut y passer quelques jours sans s’ennuyer.
Voilà une description, un peu robotique, des différents monuments visités.

Tombeau d’Humyaun 
Œuvre d’une taille similaire à celle du Taj Mahal, cette tombe abritait autrefois la seule tombe de l’empereur Moghol Humyaun. Aujourd’hui, elle compte maintenant plusieurs tombes connexes. L’édifice est impressionnant par sa taille et la grandeur de ses jardins. On peut y voir le début de l’utilisation du marbre blanc. Style architectural qui mena éventuellement au Taj Mahal. Fait intéressant, cette fois c’est l’épouse d’Humayun qui fit construire le tombeau et non l’inverse! Pour nous, la conclusion de cette visite et que les empereurs moghols avait des têtes qui passaient pas dans le carde de porte ;-)

Qutub Minar
Site historique que nous n’aurions pas visité sans l’aide du métro, inachevé, qui s’arrêtait ici plutôt qu’au centre ville. Ce fût une bonne chose finalement car la visite y était très intéressante. Qutub Minar a été une place importante dans l’histoire indienne et a vu défiler plusieurs empires. Son histoire remonte bien avant Jésus Christ. Les installations présentes sur le site datent environ du 12ième siècle. Le site est dominé par une tour de 73 m par 15 m à sa base. Elle est aussi impressionnante que ses dimensions le sont. Fait marquant du site, une petite colonne de fer de 7m, en très bon état, du 6ième – 7ième siècle. Le pilier, exposé aux pluies acides indiennes, ne montre aucune trace d’érosion ou corrosion. Le fer utilisé était donc d'une qualité extraordinaire. Si on réussit à faire le tour de la colonne avec nos bras, notre vœu s’exaucera. Il semble que les autorités n’aimaient pas les vœux qui se réalisent, car il y a maintenant une clôture autour de la colonne;-) Conclusion, très belle visite, calme et sans rabatteurs, quel bonheur!

Gandhi Smriti
Hommage poignant au père de la nation, il s’agit de la dernière résidence de Gandhi, là même où il s’est fait assassiner. On peut y voir au sol sa dernière marche vers son lieu de prière à 17 :10 le 30 janvier 1948. Le musée était très intéressant, mais beaucoup trop d’information était donné, on n’a pas eu la patience de tout lire!  Dans ce musée, nous avons fait la réflexion que pour chaque homme de paix sur terre, il y avait quelqu’un pour l’abattre. On a qu’à penser à Martin Luther King, John Lennon et même Jésus. Musée très touchant, mais nous y sommes resté peu de temps à cause de la chaleur et car je devais porter l’énorme sac à dos cette journée là J (pas de consigne proche pour laisser le sac!)


Rajpath boulevard et India gate
Superbe allée construite par les britanniques, avec comme extrémités le parlement et l’India  gate. Cette dernière, érigée en souvenir des soldats Indiens morts au combat, a un soldat inconnu enterré en son centre. Ça ne vous rappelle pas quelque chose, comme l’arc de triomphe par hasard? Il semblerait que les britanniques en était jaloux et en ont construit un en Inde J

Nous sommes brièvement allés voir le fort rouge et la mosquée de Jama Masjid. Bien que sites importants dans l’histoire de Delhi, nous avions notre dose de sollicitions de tous genres. Nous sommes donc restez tranquillement à l’hôtel une journée, à profiter du gym et de la piscine de notre hôtel gratuit (payé par les points d’hôtel de JP). Ça faisait du bien de simplement profiter de la journée au soleil.



Pour conclure l’Inde
… et bien il y pas vraiment de conclusion. Nous avons reçu plein de commentaires divergents avant notre départ pour l’Inde. Soit on déteste, soit on aime. Et bien je pense que c’est à chacun de venir voir ce qu’il en croit. Tout dépend d’un paquet de facteurs. Tour organisé ou non, quel niveau de luxe, etc.. On croit que ça dépend beaucoup de la région visitée. Nous avons aimé certaines, détesté d’autres. Comme conseil général, on vous dirait de ne rester que très peu de temps dans les villes touristiques. Souvent ces villes ont été pourries par le tourisme, et il est tout simplement désagréable de s’y promener tellement on se fait harceler. Il est alors impossible de filtrer les bonnes rencontres avec le peuple. On croit par contre qu’il y aurait de super belle rencontre à faire hors des sentiers battus. L’Inde a une culture unique et elle vaut la peine d’être expérimentée et goûtée (la nourriture est excellente). Il nous est arrivé de faire des belles rencontres avec des gens intéressants. Tout n’est donc pas perdu. Voilà donc, sans mâchouiller une réponse tranchée, ce que nous pensons de l’Inde. À vous de venir la voir J

Faits divers
Curiosité : Les indiens sont très curieux. Ils posent beaucoup de questions aux étrangers. Il nous est arrivé plus d’une fois de se faire prendre en photo en compagnie d’Indiens. On se sentait presque comme des Rockstars. Notre seul regret, ne pas avoir chargé 10 roupies la photo…

File indienne : Cette expression vient probablement des amérindiens et non des Indiens, car c’est un concept qui ne semble pas exister là-bas.  Je remanierais plutôt l’expression pour « mottons Indiens ».  Bien qu’il y est des affiches « Q please » (faites la queue), c’est toujours le motton au bout de la file. Ça nous est arrivé plus d’une fois de se faire dépasser sans scrupule directement devant le comptoir. C’est la même chose en voiture. Chaque bout de bitume est mis à contribution lors d’un arrêt. Nul besoin de vous dire que rien n’avance en partie à cause de ça. Pour vous donner une idée, lors des heures de pointes, il y a des policiers sur les sorties importantes d’autoroutes pour guider les voitures tellement c’est un gros motton immobile (avec des voitures perpendiculaires à la circulation juste au niveau des cônes de sortie pour être sûr d’être les premières sorties!). Peut-être que c’est une loi de la jungle, causé par la pauvreté, je ne sais pas. Peu importe la cause, le résultat est chaotique.



Train : Indian Railway est le 2ième plus grand employeur au monde avec environ 1.5 millions d’employés. Quand on va à la toilette dans le train, c’est déversé directement sur la voie ferré. Pourquoi se casser la tête?

Éducation : Dans le métro de Delhi, entre chaque station, il y a des messages à nature d’éducation civique. « Svp ne pas cracher dans le métro», « Svp laisser les gens sortir avant d’entrer, et ne bousculer pas ». On a trouvé ça très drôle. On peut vous dire que la dernière est rentrée par une oreille et est sortie par l’autre ;-)


Katmandou
Nous voilà de retour dans cette ville au pied des montagnes. Plus de 2 ans déjà se sont écoulé depuis notre dernière visite. Rien n’a changé ou presque. On retrouve nos boutiques, nos restaurants préférés. La seule chose qui a réellement changé, c’est nous. En effet notre perspective de la ville n’est pas la même. On se souvient comment on avait trouvé le bruit des klaxons et les vendeurs de rues agressants. Et bien après l’Inde, on est presque en vacances! Un non merci suffi la plupart du temps, quelle joie.
La ville a aussi une signification importante pour nous, car c’était notre point de départ de notre précédent voyage. Y retourner nous a donc fait sourire et réaliser la chance qu’on a d’y être encore. Le matin, on déjeune sur la terrasse en regardant les montagnes à proximité, s’imaginant bien que peu après, se trouvent les géants de la planète. Bref, on est vraiment heureux d’être ici et il est difficile en ce moment, de nous enlever notre sourire.

Nicolas nous a rejoint hier, après plus de 20 heures de vol, lui aussi impatient d’avoir un regard sur les sommets enneigés. Nous occupons nos dernières journées à compléter nos achats, visiter quelques temples et faire nos sacs. C’est demain que l’on quitte pour le majestueux, le mythique trek du tour du massif de l’Annapurna.


7 septembre 2010

Inde - Dharamsala/Agra/Jaipur

L’inde! Un petit arrêt avant les grandes montagnes. Pourquoi? On ne le sait même pas nous même. Ça s’est décidé un peu au hasard, mais nous voilà dans ce pays plein de contrastes. Seulement un peu plus de 2 semaines, un arrêt trop court à priori, pour en découvrir sa partie nord-ouest.

Dharamsala 
Après un bref arrêt à Delhi, qui ne nous a pas permis d’appréhender toute la dimension de la culture indienne, nous sommes partis dans le nord, pour McLeod Ganj (« upper » Dharamsala). Il s’agit du lieu de résidence du gouvernement tibétain en exil et donc du Dalaï-lama. Nul besoin de dire, que la ville est remplie de réfugiés tibétains. Nous avons fait 15h de bus de nuit (de 17h30 à 8h30) et 480km pour nous y rendre. Le trajet n’a pas été de tout repos étant donné l’état des routes, pleines de nid de poule, et de la conduite indienne très bruyante. Une fois sur place, notre première action a été de faire un beau dodo dans notre chambre qui sentait l’humidité!!

Eh oui, la mousson était encore de la partie. Tout était humide, le papier des livres gondolait tout seul et plus d’une fois, le brouillard nous a empêchés de voir plus loin que 50m! Heureusement, la mousson tirait à sa fin, ce qui nous a permis d’avoir presque une demi-journée de « soleil » par jour. Ces épisodes de beau temps nous ont permis d’avoir le premier aperçu de la chaîne himalayenne, centre de notre voyage.

L’après-midi de notre arrivée, nous avons visité le monastère. Pendant que j’étais partie à la toilette, un moine a abordé Jean-Philippe assis tout seul sur son banc. Quand je suis arrivée, ils étaient en grande conversation! Nous l’avons gentiment remercié et nous nous apprêtions à partir, lorsqu’il nous a demandé s’il pouvait marcher avec nous. C’est comme ça que nous avons fait la connaissance de Tanzie, un moine tibétain qui a fui le Tibet pour rejoindre le Dalaï-lama. Son but, à McLeod Ganj, était d’apprendre l’anglais en deux ans. C’est pour ça qu’il a abordé Jean-Philippe la première fois, pour parler! Chaque jour, nous avons donc parlé anglais une à deux heures, autour d’une tasse de thé ou en marchant.

Au fil des conversations, nous avons appris son histoire. Issue d’une famille nombreuse nomade, il a quitté son monastère au Tibet, occupé par le gouvernement chinois. Au départ d’une ville en banlieue de Lhassa, il a traversé les montagnes jusqu’à Katmandou. 22 jours de marche, avec quelques confrères, à travers l’Himalaya. Parfois plusieurs jours sans manger. Il s’est ensuite déplacé en Inde, à Dharamsala plus précisément, pour retrouver le Dalaï-lama, qui rencontre à priori tous les exilés. Tanzie a écrit dans son cahier que sa rencontre avec le Dalaï-lama fut le plus beau jour de sa vie. Comment ne pas être touché par ce discours… Maintenant Tanzie est tiraillé entre rester en Inde ou rejoindre sa famille dont il s’ennuie bien évidemment. Par contre, il faut savoir que tout moine qui repasse la frontière vers le Nord risque l'emprisonnement. Fait confirmé par la lecture d’une des publications officielles tibétaine dont nous avons eu une copie dans le village. Voilà donc le dilemme auquel il fait face. En plus cocasse, on lui a demandé s’il voyageait un jour en dehors de l’Inde et du Tibet, quelle serait sa destination. Il a répondu le Canada ou les États-Unis car ça semblait être des belles démocraties! Nous avons adoré ces séances de discussion avec Tanzie. Nous avons énormément appris sur la situation géopolitique des différents pays de la chaîne Himalayenne. Quelle belle prémisse pour notre voyage!

À la fin de notre séjour à McLeod Ganj, nous avons assisté au tant attendu discours du Dalaï-lama. Quelle belle expérience! Pour avoir été dans la ville quelques jours avant son discours, on pouvait voir l’effervescence que cela créait. La ville prenait vie. Première impression du Dalaï-lama, il dégage de la bonne humeur tout simplement. On ne peut s’empêcher de sourire en voyant sa bonne bouille. On a donc suivi ses enseignements pendant 2 jours, dans un temple bondé de moines et d’occidentaux. Heureusement, nous étions venus réserver notre place le jour d’avant. On doit venir y déposer notre coussin avec un morceau de linge afin de s’assurer une place. Très cocasse. Outre les enseignements, je (Jean-Philippe) retiens de ces deux jours la belle fusion de l’occident et de l’orient au temple ainsi qu’en ville. Bien qu’ils viennent de mondes très différents, on voyait souvent moines et occidentaux échanger quelques mots et sourires. Il y avait une belle dynamique paisible et on était tout simplement bien.


C’est donc avec beaucoup de tristesse que nous avons quitté McLoed Ganj et Tanzie. Ce dernier nous a attendus à la station de bus avec des cartes d’au revoir et deux écharpes blanches tibétaines rendant les adieux encore plus touchants. Ce sont des rencontres comme celle-ci, croit-on, qui donnent une autre dimension au voyage, qui le rendent riche. C’est le genre de chose qu’on ne peut prendre en photo.

Agra 

Après un autre 480km, mais seulement 13h de route, nous sommes revenus à Delhi, pour prendre un train dans la foulée en direction d’Agra. Et là, retour à la réalité indienne et en plus en zone touristique! Un bruit de klaxon incessant, une odeur de pot d’échappement permanente, et tout un tas de gens collant à notre service bien sûr! Le premier matin, nous avons juste marché autour du fort d’Agra, pour prendre le pouls de la ville. Du côté de l’entrée du fort, tout plein de gens qui réclament notre attention,



à l’opposé un énorme bazar plein de magasins en tout genre où les gens nous regardent en coin mais sans agressivité. Cette marche nous a amené le long du
fleuve Yamuna où nous avons eu notre première vue sur le Taj Mahal avec des vaches pour compagnes! En fin d’après-midi, nous sommes entrés dans le fort. Nous y avons vu la demeure de Mumtaz Mahal, la femme qui a le Taj Mahal pour tombeau. Moins extravagant que le Taj, mais tout aussi riche en sculpture et en décoration. Nous avons fini la journée autour d’une bière à la piscine de l’hôtel de Léo et Clément, deux français partis de France en voiture rencontrés au dîner dans un resto, à jaser de la vie. Une belle rencontre, qui nous a donné encore plein d’idées de voyages! Ils nous ont initiés aux secrets de la conduite Indienne. C’est simple ils ont dit, on ferme les deux rétroviseurs (ce n’est pas une blague), on regarde devant soi, et on klaxonne quand on dépasse. Simple non? Ça semble fonctionner, car on n’a vu aucun accrochage jusqu’à présent…

Le lendemain, debout à 5h30 pour être à 6h au Taj Mahal. On espérait voir le lever du soleil sur le monument. En fait, il a fallu attendre environ 7h du matin pour que le soleil soit assez haut pour percer les nuages! Ce fût un beau spectacle J Et, j’ai (Mathilde) trouvé le Taj Mahal bien plus beau en vrai, parce que les cartes postales se limitent en général au tombeau alors qu’il y a deux mosquées de chaque bord qui font un bel effet de symétrie. Notre plus belle vue a été du parc de l’autre bord de la Yamuna! Et chose surprenante, il y avait beaucoup plus d’indiens que d’étrangers au Taj Mahal (peut-être que le prix d’entrée, 30 fois moins cher pour les indiens, aidait un peu) Ce qu’on retient de la visite, c’est une démesure affichée pour un simple tombeau, sans doute à la hauteur de l’amour inconditionnelle de l’empereur moghol pour sa femme ou alors à l’image d’un égo gigantesque (tout de même moindre que celui de Humayun, voir Delhi). Peu importe la raison, ce tombeau n’en reste pas moins un bel héritage architecturale avec son marbre ciselé et incrusté de pierres semi-précieuses.


Jaipur

Dernière ville du triangle d’or que forment les villes de Delhi, Agra et Jaipur. Jaipur est surnommée la ville rose. La raison est simple, toute la vieille ville est peinte de la même couleur, je vous laisse deviner laquelle. Idée farfelue d’un des empereurs rajputs, simplement pour faire joli pour la venue du Prince de Galles de l’époque (Édouard VII). Depuis, la tradition est restée. Bon rose, pas vraiment, c’est plus rougeâtre, mais ça donne un certain style.

Nous sommes restés 2 jours à Jaipur, mais avons vu relativement peu de chose. Principales responsables, la paresse et la maladie. Paresse car nous avions notre quota de klaxons et rabatteurs, et maladie car Mathilde a eu un épisode de fièvre. Rassurez-vous, elle pète le feu maintenant.

Tout de même, nous avons pu couvrir les attractions principales. Tout d’abord le city palace, palais de l’empereur sans royaume. Jaipur était un royaume indépendant jusqu’à ce que, par manque de fond, il rejoigne l’Inde indépendante. Que dire de ce palais… Ah oui les cruches d’argents. Un des empereurs zélés, devait aller voir le couronnement d’un roi en Angleterre début XXième siècle. Afin de rester pur, il a créé deux énormes cruches d’argent pour transporter l’eau du Gange avec lui lors de son voyage. Utiliser l’eau de la Tamise l’aurait rendu impur. 28000 pièces de monnaie d’argent issues du trésor royal et deux années de travail ont été requises pour les créer. Chaque cruche peut contenir plus de 4000 litres d’eau et pèse 375 kg. Elles sont enregistrées comme plus grosse pièce d’argent au monde. Également à noter dans ce palais, les quatre portes d’entrées représentant les quatre saisons indiennes. Je dis indienne car il s’agit du printemps, l’été, la mousson et l’hiver. Ces portes sont absolument superbes et sont pour nous, les pièces les plus remarquables du palais.

Par la suite, nous avons pris un auto-rickshaw, direction les forts d’Amber et de Jaighar à l’extérieur de ville. La vue de la montagne était réellement superbe. On voyait très bien la fortification qui fait le tour de la ville d’Amber. Le fort de Jaighar était ouvert en partie et était un vrai labyrinthe. Il était plaisant de s’y perdre. Par contre, la chaleur était accablante et Mathilde était fiévreuse, nous avons donc laissé tomber le fort d’Amber.  Le lendemain, nous avons tout simplement déambulé dans la vieille ville. Une belle balade, car nous étions loin des vendeurs, rickshaws et autres sollicitations.

Nous sommes maintenant de retour à Delhi afin d’y visiter les derniers monuments sur notre liste. Nous quittons pour Katmandou le 8 septembre. Nous avons vraiment hâte de retrouver le Népal et notre ami Nicolas. Nous publierons un autre message de blog avant de quitter pour le long trek de l’Annapurna.

Pour ceux qui veulent en voir un peu plus, vous pouvez regarder quelques photos supplémentaires. Vous pouvez cliquer sur le diaporama afin d’avoir les vidéos, une version agrandie avec légende et la localisation.



À bientôt,
Mathilde et JP en Asie…